mardi 22 juin 2010

A propos des monastères ...

C'est le calme, la sérénité dans le silence. Un silence qui parle. Au fond, sur l'autel lumineux, le tabernacle, et dessus le mot PAX. Tout s'est arrêté à l'entrée de la chapelle. D'un seul coup, je suis dépouillé de tout. J'ai l'âme à nu. Le choc est celui de la douceur, de la certitude. Il n'est plus besoin d'avancer, de bouger. On reste là baigné dans un flot de force, de tendresse. C'est au-delà d'une symphonie, c'est en plein dans l'harmonie de la vie. C'est une sensation de bonheur et d'éternité. Lorsque l'on sort de la chapelle du monastère, la vibration de soi est si forte que toute la vision du monde a changé. Je ressens cette impression d'intensité dès que je rentre dans le choeur silencieux d'une cathédrale, ou d'une église. Mais la force d'un monastère, c'est d'être cette nef au milieu de la nature, comme la traversant. Au printemps ou en été, dans un flamboiement de vie.

1 commentaire:

  1. C'est tellement beau que j'en ai les larmes aux yeux. Je peux ressentir toute cette immense sensation de recueillement.

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